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Un album en cours de réalisation est dessiné par des enfants des écoles de la commune de Nandrin Il s'agit d'un projet initié par le musée de vie rurale condruze et par l’administration communale. Pour cette BD, le rôle de Marco Venanzi consiste à encadrer (en compagne du scénariste Michel Dusart) et former les élèves des 5° et 6° années afin de mener ce projet à bon terme. L’objectif pédagogique est triple, chaque classe va découvrir les arcanes de la création BD, apprendre à mener un projet à long terme à bien et découvrir l’histoire locale puisque c’est le thème de l’album.
Le village de Saint-Séverin en Condroz qui fait partie de l’entité de Nandrin possède une magnifique église romane du XII° siècle seul témoin restant de l’importante abbaye qui fut fondée par les moines de Cluny. A cette occasion, Jean-Jacques Procureur est allé à la rencontre de l'auteur pour quelques questions à ce sujet et de règles général sur la carrière de Marco Venanzi.

Marco Venanzi
Jean-Jacques Procureur : Qu'est ce qui t'as donné le goût, un jour, de faire de la bande dessinée ? Peux tu nous dresser une petite biographie ?
Marco Venanzi : Comme Obélix, je suis tombé dedans quand j’était petit !... Faut dire que je suis né dans une famille ou les artistes sont nombreux, je ne compte plus les oncles, les tantes et autres aïeux peintres, architectes, céramistes et j’en passe ! sans tenir compte tous ceux qui n’en n’ont pas fait leur profession mais leur passion. Ma petite maman elle-même est passée par les beaux-arts !
Ado, j’ai fait partie de ces futurs jeunes talents liégeois et boutonneux qui sont allé timidement présenter leurs premiers (piètres) dessins ) Mittéi et François Walthéry.
Plus tard en fin d’études d’illustrations à Saint-Luc, j’ai été amené à rencontrer le scénariste Michel Dusart grâce et avec lequel j’ai vu mes premières planches publiées dans le journal « Tintin » en 1986.
A la suite du journal Tintin, toujours avec Michel Dusart je réalise un album sur l’Abbé Froidure (le fondateur des Petits Riens ) qui paraîtra en 1990, album repéré par les éditions Glénat qui me confient la reprise de la série culte d’André juillard : « Masquerouge » ! Entre 1992 et 2004, je dessinerai sept tomes scénarisés par Patrick Cothias.
En 2003, toujours chez Glénat, débute ma collaboration avec Michel Pierret pour deux titres d’ « Hidalgos », suivie par le « Zidane » en 2005 mais cette fois chez Casterman.
Avec Casterman, j’intègre l’équipe Jacques Martin en réalisant un « Voyages de Jhen » sur les Templiers…
JJP : Comment à démarré ta collaboration sur ce projet avec l'abbaye de CLuny ?
M V : En ce qui concerne l’album en rapport avec l’Abbaye de Cluny, Michel Dusart et moi avions déjà eu l’occasion de travailler sur le même type de projet pour le millénaire de la commune d’Olne. La conservatrice et fondatrice du musée communal de Nandrin, Madame Blavier, avait trouvé l’idée intéressante et le conseil communal s’est enthousiasmée sur le concept et finance l’album.
Découpage d'une scène de l'album sur l'abbaye de Cluny.
JJP : Quels sont les éléments que tu as utilisé pour la réalisation de cette album ?
M V : Les restes de l’abbaye clunisienne de Saint-Séverin sont a une paire kilomètres de ma maison et je les connais de longue date. Je n'ai donc eu aucun mal pour me documenter.
JJP : Où en est ta collaboration avec Casterman et le studio Jacques Martin ?
M V : Comme tu l’as sans doute compris, il convient de dissocier le projet qui à eu les honneurs de l’émission de Corinne Boulanger de ma production habituelle en tant qu’auteur BD. Pour Cluny, dont on parle somme toute assez peu dans cette BD, l’éditeur est la commune de Nandrin qui se trouve être également ma commune de résidence. J’hésite à dire que j’ai d’excellents rapports avec le bourgmestre et la plupart des échevins dont certains, toutes tendances confondues, sont des amis car on risquerai de jaser…
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