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A la rédaction du Graphivore, nous essayons de penser à tout (si, si... parfois on n'oublie pas de changer l'eau de Milbulle, notre bon vieux poisson qui n'est presque plus rouge).

Nous sommes soucieux de subvenir à ton intarissable besoin d'information à propos de nos chers auteurs Bd.

Alors, a la limite du harcèlement, nous allons dénicher ce que préparent divers scénareux ou dessineux par le biais de 5 questions essentielles (pourquoi 5 questions ? et bien parce que !).

Etanche donc ta soif de savoir et délecte-toi des véritables petits scoops qui s'affichent devant tes yeux embués par l'émoi.
 
   





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Le retour de l’enfant-troncPublié le 08/01/2010
Le retour de l’enfant-tronc

Créer une série dérivée, un nouveau cycle d'un héros qui a connu le succès du public, a souvent des chances de garantir un bon résultat. Avec Alef-Thau, Alejandro Jodorowsky dit Jodo (L'Incal, Bouncer, Le Lama Blanc,...) a remis le couvert. Comme le dessinateur du premier cycle, Arno (Arnaud Dombre), au crayon magique, est décédé en 1996, Jodo lui a trouvé un successeur, Marco Nizzoli, qui a imposé d'emblée son propre style. Arno était un dessinateur français au talent plus que prometteur. On se souvient avec nostalgie des premières aventures d'Alef-Thau (premier cycle). Dans un monde fantastique (où la Science-fiction trouve également sa place), Alef vient au monde sous la forme d'un enfant-tronc, sans yeux, sans bras, sans jambes. Il est recueilli par un vieil homme sage, Hogl, qui maîtrise certains pouvoirs. Entouré de petits personnages sympathiques, il tombe amoureux de Diamante, une immortelle. Ensuite, Alef entreprend une quête pour retrouver son intégrité physique. Le scénario de Jodo est parsemé d'épreuves initiatiques où le pouvoir de l'esprit a une importance capitale. On assiste à des combats passionnants qu'ils soient physiques ou mentaux. Mais Alef sait qu'il n'est qu'une illusion et que ses compagnons, Diamante y compris, ne sont que des projections mentales. Aussi décide-t-il de rejoindre le monde réel. Dans cette ultime aventure, Diamante va avoir un rôle décisif (deuxième cycle). Après huit albums très réussis, Alef va faire triompher l'amour et franchir une porte. Il débouche dans la réalité: il est le dessinateur de la série Alef-Thau, Diamante est sa femme et ils ont deux enfants. Le dénouement ressemble à un coup de théâtre, le genre de surprise dont Jodo est le maître.

 

Vaincre les forces de l’Ombre…

Après ce premier cycle, il paraissait difficile de continuer la série, d'autant plus que le regretté Arno n'était plus et que le tome huit avait été dessiné par Covial.

Pourtant, le cycle étant une véritable réussite, Jodo a imaginé une suite avec Nizzoli. Le dessinateur de la série Alef-Thau est victime d'un accident de moto. Son enveloppe charnelle est dans le coma, mais, son esprit a rejoint le monde des illusions. Dans cet univers, il est un enfant-tronc et tout recommence. Il rencontre Hogl et doit à nouveau affronter diverses épreuves avec son courage légendaire. Dans ce monde fantastique nommé Mu-Dhara, l'arbre de la sagesse lui annonce qu'il s'appelle Alef-Thau et qu’il va devoir vaincre la nuit et défendre la lumière. A l’issue d’un premier combat contre les forces de l’Ombre, Alef-Thau retrouve l’usage de ses yeux. Acceptant son destin, il décide de se rendre au temple du Dieu de la lumière. Sur son chemin, il croise Malkout, une guerrière redoutable à qui il sauve la vie. En gage de gratitude, elle lui propose d’être ses bras et ses jambes. Mais, les forces de l’Ombre envoient contre eux les chevaux de la nuit, terribles créatures nimbées d’obscurité. Avec l’aide de la guerrière, Alef-Thau réussit à les vaincre et récupère une jambe. Ahrno, le Dieu de la lumière, apparaît alors et lui promet son aide. Au même moment, les médecins pressent la femme du dessinateur de signer une décharge les autorisant à le débrancher et à utiliser ses organes. Elle refuse catégoriquement, persuadée qu’il reste une chance de le sauver…

 

 

 

A la conquête de l’omnigraal…

Et, voilà que l’état du dessinateur commence à s’améliorer tandis qu’à Mu-Dhara, Arhrno charge Alef-Thau d’aller chercher l’omnigraal dans le temple maudit gardé par l’infâme Dieu de l’Ombre, In-Kon-Sian. Il devra traverser le pont des trois impossibles sur les terres d’On-Rha. Pour l’aider dans cette épreuve titanesque, Arhno lui offre une jambe mécanique et un Louroulu avec sa flûte magique. Alef-Thau triomphe, non sans mal, de l’adversité dans les premiers combats. Mais, dans l’univers des humains, un effroyable incendie se déclenche dans l’hôpital où se trouve le dessinateur cloué sur son lit. Sa femme tente l’impossible pour le sauver et reçoit l’aide inattendue de Malkout, venue de son monde. Une fois sorti du brasier, il semble proche de sortir du coma, tandis qu’Alef-Thau, avec la Méta-Epée du Métabaron (que lui a donné son fils dans la réalité), se joue d’épreuves sanguinaires. Le dessinateur va-t-il ressusciter ? Alef-Thau va-t-il conquérir l’omnigraal et retrouver son intégrité ? Existe-t-il une porte entre les deux mondes qui va augurer d’une future lutte apocalyptique entre le bien et le mal ?

 

Un scénario éblouissant, un trait limpide…

Alejandro Jodorowsky n’a rien perdu de sa verve et de son imagination pour clôturer son récit. Dans cette quête initiatique, on retrouve les thèmes de prédilection du scénariste avec l’importance des rituels, des symboles, de la lutte entre le bien et le mal. Jodo n’est jamais plus à l’aise que dans la science-fiction ou l’heroïc-fantasy avec des batailles pleines de panache. Ici, l’originalité provient des sauts d’un monde à l’autre. Univers qui sont interdépendants. Jodo joue avec bonheur sur ce parallèle entre la réalité et la fiction. Il use et abuse de la métaphore prouvant, s’il est besoin, la richesse de son imaginaire en faisant appel notamment à la mythologie. Il ajoute des clins d’?il à ses autres séries (dont L’Incal). Par ailleurs, l’astuce réside dans le fait que ce diptyque se lit indépendamment des cycles précédents et que le scénariste laisse la porte ouverte à un nouveau cycle. Le récit vaut aussi par son dénouement spectaculaire. Seul petit reproche: pour ceux qui connaissent déjà Alef-Thau, il y a une impression de déjà-vu, un sentiment de revivre les premiers cycles. Même si l’atout majeur consiste à démarrer l’histoire à partir du monde réel. Quant au traitement graphique de Marco Nizzoli, ce ne sont pas les superlatifs qui manquent: finesse, justesse, rigueur, sens du détail, limpidité, netteté et facilité.

Un album brillant qui devrait enchanter les fans de la série mère et charmer les autres…

 

Marc Bauloye

 

Le monde d'Alef-Thau T2 Entre deux mondes Jodorowsky Nizzoli Delcourt



Wikio


Source : Marc Bauloye




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5 questions à Louis et à Valentin SecherPublié le 29/09/2009

Une nouvelle série de science-fiction est en préparation aux éditions Soleil: KHAAL, Chroniques d'un Empereur Galactique. Nous retrouverons Louis (TESSA) au scénario et Valentin Secher au dessin. Ce dernier est un tout nouveau dessinateur mais déjà très prometteur, attention aux yeux! Ils se sont prêtés aux 5 questions du Graphivore et nous parlent un peu de leurs projets!

(et cliquez sur les aperçus pour voir l'iamge en complet)

L’univers de Tessa a ouvert de nouvelles frontières surtout avec le spin-off "42 agents intergalactiques", la suite de celui-ci est en préparation où vous serez aux dessins pour le deuxième tome mais pas pour la suite où vous serez seulement au scénario. Pourquoi laisser la main à d’autres dessinateurs talentueux, besoin de faire une pause "graphique"?

Alors déjà, je ne serais pas non plus au scénario sur les 4 suivants et derniers, mais ce sera Jean-luc Cano. Au dessin, le 3 sera par Anne Rouvin, et les derniers, qui seront sous forme d'une trilogie sur un seul A.I. à trois moments de sa vie, sera assuré par Geyser.
Pourquoi leur laisser la main, et bien c'est ce qui était prévu depuis le départ. Que je ne dessine que le premier, et les pages 1 et 46 de tous les autres, pages où Tessa apparait. Mais comme je ne trouvais pas de dessinateur pour le tome 2, scénarisé par Jean-Marc Lainé, et que Ari l'A.I. du tome 2 sera un personnage important de la saison 2 (tomes 9 à 12), je m'y suis collé ;).

Les éditions Soleil vont lancer une nouvelle collection sur le space-opera, une première série est en préparation où vous êtes le scénariste et pour ce premier tome, nous aurons le droit à un nouveau et très talentueux dessinateur, Valentin Secher. Pouvez-nous en dire un peu plus sur cette série et son avenir ainsi que votre rencontre avec Valentin qui, on peut le dire, est le fils caché d'Alex Ross?

C'est clair que Valentin va avoir du succès au vu de son jeune âge (21ans) et de son talent déjà impressionnant! J'ai la chance de pouvoir bosser avec lui sur son premier album! En effet, il va falloir batailler après! Ha ha ha! Nous nous sommes rencontrés à l'école Piveaut où j'étais Jury d'examen pour son examen section BD. Puis Jean-Luc Istin, quelques semaines après m'a proposé de bosser avec lui! Et voilà!
Quand à la série, "Khaal, chroniques d'un Empereur Galactique", elle racontera au fil de one-shot dessinés par différents auteurs, l'ascension d'un homme pas tout à fait comme les autres dans un univers space-opera post-apocalyptique. J'ai bien aimé l'idée de mixer les deux.
C'est une espèce de Mad Max à l'échelle galactique. Tout est en ruine, il y a peu de survivants, et les trajets sont devenus très dangereux, et la lutte est permanente, que ce soit pour le carburant, les pièces détachées, l'eau et surtout simplement survivre.
Dans ce contexte, l'histoire du tome 1 débute dans une prison spatiale, où Khaal est devenu le chef de la faction humaine et post humaine (mutants ayant servis à coloniser des planètes particulières). Mais il y a aussi deux autres races:

-Les Psis sont une race semi-reptilienne, dotée de télépathie, mais cette dernière ne fonctionne qu'entre eux.
-Les Ethérés sont une race étrange ayant la faculté de pouvoir désolidariser leurs molécules et devenir ainsi des passe-murailles… sauf dans cette prison où la couche extérieure a été conçue de telle sorte qu'une vibration spéciale "resolidifie" tout éthéré tentant de passer à travers. Autant dire que l'idée de finir emmuré en a découragé plus d'un, bien que certains fous tentent encore l'impossible…

Khaal est un humain aux dons particuliers… lorsque le besoin s'en fait sentir, des "souvenirs" ne lui appartenant pas, s'imposent à son esprit au moment précis où il en a besoin et ces souvenirs se transforment en réelles capacités, lui permettant de surmonter presque tout! Il a besoin de crocheter une serrure? Un souvenir apparait et il acquiert ce talent! Chaque talent acquis devient un trait de lui-même définitivement. Au vu du nombre de combat qu'il a du mener, depuis qu'il a été trouvé bébé dans une cellule, je vous laisse imaginer quelle brute il a pu devenir…
Mais Khaal est avant tout un leader, un chef né à l'ambition dévorante et au besoin de gouverner, puis de gravir les échelons, insatiable… Khaal n'est pas ce qu'on peut appeler un "gentil"…
Loin s'en faut… Mais c'est bien le moins que l'on puisse attendre d'un anti-héros amené à devenir Empereur… galactique de surcroit!

On connait Louis surtout dans le monde de la sf, aura-t'on un jour, un Louis au dessin d'un projet dans un autre univers que les étoiles et les vaisseaux spatiaux?

Et bien oui! J'ai signé en tant que scénariste et dessinateur au Lombard pour une série s'aventure contemporaine et fantastique: Escobar, le dernier maya". Ma femme assurera les couleurs (Serial Color)! C'est une série de diptyque et qui racontera les aventures d'Escobar, qui vit entre me Mexique et le Guatemala.
Du 16ème siècle à nos jours, aventure, action, mystérieuses citées perdues, créatures fantastiques et pouvoirs des anciens Mayas défiant l'imagination sont au programme des aventures d'Escobar, le dernier Maya!

Lien vers le blog de Serial Color

Lien vers le blog d'Escobar

En ce moment, une figurine articulée sur TESSA est en préparation. Un procédé un peu particulier est utilisé, puisque la figurine est créée à partir d'une base empruntée à une autre figurine du commerce qui sera totalement customisée pour arriver à la TESSA que nous connaissons bien. Comment vous est venue cette idée et pouvez-vous nous en dire plus sur ce montage?

Alors c'est un procédé très courant aux Etats-Unis et au Japon, et pas du tout, ou presque, développé en France! On appelle cela le "custom". En fait, la base est une base "neutre" que des fabricants font justement pour cela! Ce ne sont pas des figurines d'autres persos! Ce sont des poupées articulées de 25pouces, qui sont faites pour faire des customs, des modifications quoi ;)
Et cerise sur le gâteau, c'est moi qui ai sculpté la tête de TESSA!!!
Un produit dérivé fait par l'auteur! Et une planche crayonnée est vendue avec. Il reste 25 souscriptions, il va falloir faire vite!!

Lien vers le blog où vous pouvez suivre la fabrication de la figurine

Lien vers le bulletin de souscription

TESSA est le genre de bande-dessinée qui pourrait être transposable en dessin-animé ou voir même dans un jeu vidéo, dans le genre Tomb Raider où on dirigerait Tessa dans de folles aventures en utilisant tous ses gadgets et où on pourrait la customiser comme un bon rpg à la Final Fantasy. Est-ce que ce sont des projets qui vous intéresserez et avez-vous déjà été contacté pour des adaptations?

On en a déjà parlé, mais c'est compliqué, et de très longue haleine! Nico et moi préférons ne rien faire que de faire quelque chose qui ne nous plairait pas… wait and see… Qui sait, peut être nu jour! Ne cachons pas aussi que les adaptations de bd franco-belge sont souvent des déceptions, car limitées en termes d'exploitation, donc avec des budgets assez réduits…
Il faudrait donc que TESSA vende déjà plus, pour vraiment intéresser un éditeur de jeu, et qu'il soit intelligemment fait de façon à pouvoir être indépendant de la bd.

Lien vers le blog de LOUIS

Pouvez-vous nous parler un peu de vous et votre parcours « graphique » ?

C'est assez court! Il y a 3 mois environ, je suis sorti de l'école Pivaut de Nantes, une école d'art plastique où je suis resté 3 ans et je viens de signer chez Soleil pour un album avec Louis au scénario.

Votre style très réaliste et prometteur, rappelle tout de suite aux fans de comics, le trait de l’illustre Alex Ross qui semble être une de vos inspirations. Le comics est-il un monde qui vous attire et aimeriez-vous travailler pour des maisons comme Marvel, DC ou autres ?

Lorsque j'ai découvert le travail d'alex Ross avec Kingdom Come, j'ai vraiment été très impressionné. Avant ça, je n'avais jamais vu de bd en couleur direct avec un style aussi réaliste. Ça m'a donné envie d'explorer cette voie. C'est vrai qu'il y a beaucoup de dessinateurs très impressionnant comme Travis Charest ou Adam Hughes qui travaillent pour Marvel ou DC et si un jour ils me proposaient quelque chose, je ne dirais pas non!

On peut dire que vous commencez fort avec ce premier album en préparation aux éditions Soleil sur un scénario de Louis (Tessa). Comment a démarré l’aventure ?
 
Louis faisait parti de mon jury de fin d'année scolaire, nous nous étions déjà rencontré auparavant. Il m'avait donné de bons conseils pour la suite et m'avait paru sympa. Jean-Luc Istin m'a appelé peu de temps après pour me dire qu'il avait peut être quelque chose pour moi, un space-opéra écrit par Louis. Je me suis renseigné sur ce qu'il faisait et j'ai vraiment trouvé ça super. J'ai donc accepté!

Sur votre blog on peut voir plusieurs travaux avec différentes techniques. Quel est votre outil de prédilection ?
 
J'encre mes planches bd de manière traditionnelle. Pour ce qui est des illsutrations, j'utilise de l'acrylique ou de l'huile. Mais j'utilise de plus en plus l'acrylique depuis que j'ai découvert l'aérographe, c'est un outil incroyable!

Maintenant vous commencez avec les éditions Soleil, mais après ce premier tome (même si vous en êtes qu’au début) quel est l’avenir de Valentin Sécher ? Déjà d’autres projets à l’horizon ?
 
Pour l'instant ma priorité est de faire le meilleur travail possible avec Louis.

Lien vers le blog de Valentin Secher



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Source : Graphivore




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5 questions à Julien Falgas - Webcomics.frPublié le 18/09/2009

5 questions à Julien Falgas, webmaster du site Webcomics.fr, hébergeur de bd en ligne.

Comment est né le concept de Webcomics.fr ?

Au départ nous étions trois passionnés de BD en ligne : Julien Portalier (JMG) le développeur, Pierre Matterne (Dr_Folaweb) l'auteur pilote et moi-même - Julien Falgas (JiF) - le webmaster.

Ce site — ouvert en janvier 2007 — est la première expression publique d'un projet qui nous occupe depuis avril 2005. A l'occasion d'une discussion sur le forum de BDAmateur, nous avons eu l'idée folle qu'il était temps qu'un marché s'ouvre pour permettre aux auteurs de BD en ligne francophone d'accéder à un statut professionnel.
La route sera encore longue, mais ce site doit y contribuer en mettant à disposition des auteurs un outil véritablement conçu pour eux et en leur permettant de contribuer à son développement grâce à leurs retours d'expérience.


Il y a un maintenant un grand nombre d’auteurs sur votre site, comment procédez-vous à la sélection car je présume que tout le monde ne peut pas venir comme ça, sans frapper, sur Webcomics.fr?

Nous hébergeons gratuitement plus de 300 auteurs à ce jour. Pour nous rejoindre, chacun a reçu une invitation de l'un d'entre nous ou d'un des autres auteurs hébergés. Tous les niveaux sont représentés car la seule exigence pour bénéficier d'une invitation est de vouloir sérieusement publier de la BD sur Internet. Nous ne jugerons ni le fond ni la “qualité” des projets, mais nous sommes attentifs à héberger des auteurs motivés par la publication sur Internet. Comme chaque candidat doit prendre la peine d'exposer clairement son projet sur le forum, nous évitons les inscriptions fantômes ou sans lendemain.


Est-ce que des auteurs « professionnels » et déjà édités viennent déposer des créations personnelles pour le fun ou juste parce qu’elles ont été refusées chez les éditeurs?

Pierre Matterne est coloriste professionnel sur plusieurs séries aux Humanoïdes associés. Pour autant lorsqu'il s'agit de raconter ses propres histoires, il privilégie Internet pour le plaisir de défricher et d'explorer de nouveaux territoires de création. A son image, plusieurs auteurs pros ou semi-pros font le choix de publier sur Internet par quête de liberté, envie de s'amuser ou de se remettre en question. Fred Boot est un autre exemple parlant : il explore le multimédia depuis plusieurs années (il a notamment travaillé sur des adaptations de BD de Frédéric Boilet), il a publié un album aux éditions Atalantes l'an dernier (Gordo) et se livre avec assiduité à la publication de BD en ligne via notre plateforme.

Webcomics.fr est un peu le « radio crochet » des jeunes dessinateurs, est-ce que certains grâce à la diffusion de leurs travaux sur le site, se sont fait repérer par des éditeurs et ont ainsi pu avoir leur premier contrat?

A ma connaissance aucun auteur hébergé par Webcomics.fr n'a encore signé pour l'édition papier de sa BD en ligne. Beaucoup ne le recherchent pas, quelques uns font le pari de l'autoédition (notamment grâce à notre partenariat avec un imprimeur à la demande) ou bien attendent d'avoir suffisamment fait leurs preuves en ligne pour démarcher des éditeurs potentiels et sortir un recueil (le blogueur Wayne avec Foetus et Foetus par exemple). Les auteurs les plus investis sont souvent motivés par une professionnalisation en tant qu'auteur de BD en ligne dans le cadre de laquelle l'album est un produit dérivé. Si ce rêve n'est pas encore devenu réalité en francophonie, les exemples anglophones ou asiatiques sont encourageants. Quoiqu'il en soit, j'ai eu vent de quelques auteurs dont les publications via notre plateforme ont motivé des contrats d'illustrations (J_N pour un manuel scolaire, Robodan! pour un jeu de poker).


Quel est l’avenir de Webcomics.fr et surtout les évolutions qui pourraient donner à la bande-dessinée une vraie dimension sur la toile comme des versions dans plusieurs langues par exemple pour ouvrir les frontières aux auteurs?

Nous avons décidé d'amplifier notre action en faveur de la BD en ligne en nous adressant aux lecteurs. En effet Webcomics.fr est avant tout un hébergeur, c'est à dire un service offert aux auteurs de BD pour les aider à publier. Devant son succès, le moment est venu de montrer au public la richesse de ce qui est publié sur Internet (sur notre plateforme comme ailleurs !). C'est pourquoi nous reprenons en main l'annuaire des BD en ligne (ex- Abdel-INN.com) et souhaitons en faire au fil des mois à venir un véritable lieu de découverte et de partage pour les lecteurs de tous poils. Pour poursuivre notre action en faveur de la BD en ligne, nous préparons la création d'une association qui sera ouverte à tous les passionnés désireux de s'investir à nos côtés.

Liens vers Webcomics.fr



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Source : Graphivore




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5 questions à Sandro MasinPublié le 30/04/2009

 

 

En Février 2009 sortait le premier tome du Gardien du Feu, une adaptation du roman d'Antatole le Braz par François Debois, Joël Mouclier et Sandro Masin édité chez Soleil. Le Graphivore revient sur ce bel album par le biais d'une liste de cinq questions ciblées posées par Arnaud Binda à Sandro Masin.

 

- En fevrier dernier sortait l’adaptation d’un roman d’Anatole le Braz. Il s'agit de la deuxième adaptation d’un roman de cet auteur en collaboration avec François Debois au scénario. Qu’est-ce qui t’as attiré dans ce projet et pourquoi Anatole Le Braz ?

Lorsque j'ai travaillé sur mon précédent album "le sang de la sirène", Jean-Luc Istin m'a suggéré de lire aussi "le gardien du feu" d'A. Le Braz. Comme j'avais appréciez le sang de la sirène, j'ai dévoré le Gardien du feu. A. Le Braz a une très belle écriture et c'est un vrai plaisir que de le lire. Jean-Luc 'avait dit qu'il souhaitait l'adapter mais que le temps lui manquait. Du coup, lorsque le sang de la sirène a été terminé, il m'a proposé de travailler sur le Gardien du Feu.
Comme la collaboration avec François s'était super bien passé, c'était que du bonheur (comme on dit) que de repartir pour une nouvelle aventure ensemble avec la pression et le challenge d'être à la hauteur de ce qu'aurai voulu faire Jean-Luc Istin.
Maintenant pourquoi Le Braz... En fait là encore l'idée de départ vient de Jean-Luc Istin. Il Souhaitait étoffé sa collection d'autres histoire que celles de korrigans, de Lancou, d'histoires Arthuriennes ou en rapport avec Merlin. La culture celte et bretonne contient bien d'autre univers et d'autres littératures. A. Le Braz qui est un auteur breton connu et reconnu en fait parti et son œuvre est tombée dans le domaine public donc libre de droit pour pouvoir l'adapter.
Ensuite, j'aime la mer... C'est pour moi une passion. On m'offre de couché sur mes planches la mer mise en scène sous la belle plume D'Anatole avec un scénariste qui est devenu un ami que dire de plus... Tout les ingrédients du cocktail sont réunis je ne pouvais pas refuser une telle opportunité.

 

- Il est toujours difficile d’adapter un roman en bande-dessinée sans avoir la peur de dénaturer l’œuvre originale. Avez-vous été 100% fidèles ou vous êtes-vous permis quelques libertés ?

Les deux mon capitaine... On ne souhaitait pas dénaturer l'œuvre d'A. Le Braz par respect pour ce qu'il a fait qui était déjà magistrale. En même temps, on ne souhaitait pas faire un simple copié collé. Sur le Sang de la sirène par exemple, François a inventé un background à Anatole (chose qui n'est pas dans la nouvelle). Sur le Gardien du feu, il a changé un peu l'ordre chronologique par rapport au roman. En fait, le roman commence avec l'ingénieur des phares qui remet le journal de Goulven à Anatole qui lit l'histoire depuis l'enfance de Goulven, sa rencontre avec Adèle etc. jusqu'au drame final.
François situe le début de l'action alors que le drame est en train de se déroulé et au moment où Goulven rédige son journal. On est ainsi pris dans l'histoire dès le début. Ensuite pour avoir lu le roman plusieurs fois, il y a un passage (à peine une page dans le roman) où Goulven et Louarn discute. Et cette discussion sème un doute qui fait que l'histoire peut basculer et ne plus être aussi linéaire qu'elle ne l'était lors de ma lecture... Mais là je ne veux pas tout révéler sur l'issue et la fin de l'histoire.
Une chose est certaine, c'est que l'on reste fidèle au texte et à l'histoire et que les petites libertés prise ne changent rien à l'œuvre de Le Braz.

 

- Anatole le Braz est décédé en 1926, avez-vous montré, toi et tes associés, ce premier tome à de la famille ou des proches de l’auteur avant de lancer la vente de cet album et si oui qu’en ont-ils pensés ?

Avant la sortie et les ventes, non. Comme je le précisais plus haut, l'œuvre est dans le domaine public donc on est libre de le faire sans leur avis. Par contre, j'aurai souhaité envoyer un album dédicacé à un descendant (ou plusieurs) d'Anatole Le Braz pour rendre hommage à ce grand écrivain. J'ai commencé à chercher sur les pages blanches... Mais Le Braz est un nom plutôt répandu en Bretagne... Je n'ai malheureusement pas le temps de les contacter tous pour trouver des descendants. J'espère qu'un jour un d'eux me contactera pour me donner son avis. On a essayé de rester vraiment le plus fidèle possible à l'œuvre j'espère qu'on aura réussi ainsi à lui rendre hommage et que ses descendants l'ont apprécié.

 

- Tu travailles actuellement sur le deuxième et dernier tome de cette œuvre bretonne, Anatole Le Braz va-t-il avoir le droit à une autre adaptation ?

C'est déjà le cas... Christophe Babonneau a sortie déjà 2 tomes des "Légendes de la mort" d'après l'œuvre d'A. Le Braz et actuellement, François travaille avec un autre auteur sur une autre œuvre de Le Braz dont j'ignore le titre.
 Pour ma part je ne sais pas encore ce qu'il y aura après "Le gardien du Feu". J'ai 2 projets dans les cartons mais rien n'est encore fait, c'est la genèse; des idées qu'il faut que je couche sur papier et qui doivent être présenté. Seront-ils signés je n'en sais encore rien. Mais ce n'est pour le moment pas du A. Le Braz. Je souhaiterai changer un peu de registre pour varier les plaisir et pour revenir à la mer plus tard (peut-être par le biais de Le Braz). Sinon, François a un projet où la mer sera très présente... Qui sait...

 

 

- Pour conclure, la couverture du tome 1 est vraiment magnifique, avec une mer qui s’écrase contre un phare où on pourrait jurer qu’on est face à une photo tellement l’âme et le mouvement de la vague est bien représentée ! Combien de temps pour effectuer cette couverture pour Joël Mouclier et toi pour arriver à ce superbe rendu ?

Joël est un Maestro de la palette graphique. Il a une super productivité et déborde d'idées. Il fait quasiment 2 planches en couleur par jour... Je suis complètement halluciné par sa rapidité et la qualité de son travail.
Pour en revenir à la couverture, il a pris un crayonné (un rough en fait) de couverture que j'avais proposé et qui avait d'abord été refusé et l'a entièrement retravaillé sur Painter. Et là, avec la couleur ça a tout changé. Mon petit crayonné avait pris une tout autre dimension et c'était tout à coup "cette couverture" qu'il fallait!
Il a dû faire un rough couleur dans l'après-midi mais c'était quasiment une illustration finalisée... Cette couverture a du lui prendre une journée je crois avec la mise au point... Pour un résultat époustouflant. Mais là c'est à lui que reviens tout le mérite et je crois qu'on lui doit beaucoup pour ça

LE GARDIEN DU FEU - Goulven tome 1

le site de Sandro : http://sandro.over-blog.com/

Lire la critique ICI

La fiche de l'album sur le site des éditions Soleil ICI

 

Toutes images © Sandro & Soleil prod 2009

Interview © Graphivore-Arnaud Binda 2009

 



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Source : Graphivore




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5 questions à Katia EvenPublié le 28/04/2009

 

 

Cette fois nous concentrons projecteurs et micro sur Katia Even, une talentueuse dessinatrice. Elle publie avec les éditions K, sous la forme de trois petites BD de petit format (15x15cm) de 68 pages chacune en couverture souple et toute en couleurs les titres "même pas en rêves", reprenant les divagations des deux personnages récurents du blog (http://les-reves-de-k.blogspot.com), "l'année de Méa" dans lequel Méa dissèque le calendrier et les adages populaires, et "l'alphabet d'owee" dans lequel il construit un abécédaire selon sa vision des choses, ces deux tome constituant les spin off de "même pas en rêves". Katia & Gil s'installent par conséquent en toute convivialité à table de la question et papotent un brin de causette sur les oeuvres de mademoiselle Even.

- katia, racontes-nous ton parcours, comment est tu arrivé dans le monde de la BD?


Outre le fait que je dessine, BD ou humour, depuis ma plus tendre enfance, j'ai mis un pied dans le monde professionnel il n'y a de ça qu'un an : j'étais à la terrasse d'un café en plein dessin (comme c'est original) quand le webmaster d'OpaleBD m'a remarquée et abordée. Il m'a proposé de participer au collectif pour les 10 ans du site dans la semaine qui a suivi, me précisant que j'allais alors avoir l'opportunité de courir les festivals et les dédicaces avec les autres auteurs. Formidable! Dès le premier festival, les rencontres sont intéressantes. Moi qui n'avais alors jamais envoyé un seul dossier aux éditeurs, je me retrouve en dédicace, je fais la connaissance d'un scénariste connu, qui aime mon style et avec qui je propose un projet aux éditeurs. A suivre...
En attendant, je dessinais toujours, pour mon blog entre autre : tous les jours un dessin, tous les jours un pas de plus vers les progrès, et un jour un éditeur qui me contacte : éditions K! Voilà une coïncidence non?

 

Cliques sur cette merveilleuse image pour l'agrandir !

 

 

- Merveilleux oui ! Dis moi, Les rêves de Méa sont auto-biographique ou simplement sortis de ton imagination?

Les Rêves de Méa sont 100% imaginaires. Je sais qu'on fait beaucoup l'amalgame entre mon perso, Méa, et moi. Mais il y a tellement de blogs graphiques autobiographiques que ça se comprend. Méa et Owee sont en fait des personnages d'un scénario de BD fantasy écrit il y a plus de 4 ans. Le scénario m'a demandé tellement de travail, de recherches, que mes persos évoluent dans une sorte de double monde, entre le notre dont ils se moquent ouvertement, et le leur qui permet au lecteur de s'évader un peu : pour l'instant, ils nous font visiter leur monde avant d'entrer vraiment dans le vif du sujet du scénario. Vous en saurez plus tard là-dessus...

- Comment fonctionne Katia,quelle est ta méthode de travail?

Je scénarise, généralement sur un bout de feuille trouvé au hasard. Ensuite je dessine, sur des feuilles à photocopie tout simplement, au crayon bleu. J'encre ensuite au Pentel (pinceau et encre de Chine), avant de scanner et de coloriser sous photoshop. Je faisais mon lettrage à la main, mais comme certains éditeurs ont trouvé qu'il était à changer d'urgence, je me suis rabattue sur toshop encore.

Cliques sur cette magnifique image pour l'agrandir !

 

Et deux extraits ci dessous avec le même principe

 

 

- On dirait que la tendance blog commence à percer, quel est ton point de vue à ce sujet?


Je trouve au contraire que la tendance blog commence à s'essouffler : on n'est plus du tout dans la nouveauté, beaucoup de bloggeurs ont édité. A moins que je sois tellement imbibée de blogs que je n'arrive plus à avoir de point de vue extérieur...

- As tu d'autres thèmes que tu voudrais explorer?

Oui énormément!! J'ai une imagination galopante, et plein d'idées de scénars dans la tête! Mais comme je considère que je n'écris pas particulièrement bien, et que j'aime me laisser surprendre, j'apprécie les collaborations scénariste-moi. Généralement je lance le synopsis, et celui qui souhaite s'en emparer est libre de l'adapter à sa façon. J'aime beaucoup co-scénariser.
Donc en ce moment, je suis sur un projet en dessin semi-réaliste (ouille ouille c'est dur) sur un scénario policier onirique, et sur un autre projet plus parodique, mais policier quand même, dans le Montmartre festif et homosexuel des années folles. Sans oulblier que les "rêves de Méa" sur le net continuent!

Notre belle dédicace ( Merci katiaaaa )

 

 

Interview © Graphivore-Gil 2009

Toutes images de cette interview sont la propriété de l'auteur, toute utilisation ne peut se faire sans son accord préalable.



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Source : Graphivore




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5 questions à Jean-Marc KringsPublié le 09/03/2009

 

Quand Gil et Jean-Marc Krings s'installent à une table, que se racontent-ils? Des histoires de dessinateurs bien entendu ! Voici ce qu'un petit doigt qui trainait par la vous à rapporté de leur propos. Il ont parlés d'un prochain album à paraître chez Bamboo le 22 avril 2009. Il est scénarisé par Jean-Louis Janssens et intitulé " Livraison Express" . Ils ont parlé également de quelques autres surprises à venir. Surtout ne le répétez à personne, cette une conversation privée, on ne souhaite pas qu'ils nous en veulent de cette petite indiscretion.

- Jean-Marc, apres Violine, les informaticiens, voila que tu te lance dans la livraison express avant que ne sorte plus tard dans le courant de cette année la Ribambelle, cette série initialement créée par Roba sur laquelle nous reviendrons plus tard. Comment vous est venue l'idée à toi et Janssens de travailler ensemble sur ce theme? Et surtout ou tu trouves tu l'energie de travailler sur toutes ces séries?

Houla !!!
Que de questions tout à coup !...
Bon, procédons par ordre : C’est vrai que je travaille sur plusieurs séries en même temps, mais certaines de celles ci ce sont arrêtées…c’est le cas de VIOLINE.

Par contre, après l’arrêt de VIOLINE, j’ai effectivement repris la série « LES INFORMATICIENS » chez BAMBOO ; pour info’, je suis actuellement occupé de dessiner le tome 4…Et oui, déjà, alors que je viens à l’instant de terminer le tome 1 de « LIVRAISON EXPRESS »…

A ce propos…
Parlons un peu de cette nouvelle série que je fais chez BAMBOO : « LIVRAISON EXPRESS »…
En fait l’idée de cette série est de JANSSENS qui a proposé cette nouvelle série à BAMBOO.
Et ensuite, c’est mon éditeur, OLIVIER SULPICE qui me l’a proposé à son tour…Il fallait un dessinateur pour ce nouveau projet, et il a très gentiment pensé à moi.

Je dois être honnête avec toi, au début, l’idée de faire une BD qui raconte les mésaventures d’une bande de livreurs, ne m’emballait pas plus que ça…je me suis dis «  Mouaip, bof !...’faut voir ».
Mais comme je savais que c’était JANSSENS qui l’avait écris, j’ai pris au moins la peine de lire le scénario. JEAN-LOUIS JANSSENS est un scénariste que je ne connaissais pas personnellement, mais j’appréciait déjà beaucoup son travail…notamment sur les excellentes séries tel que :
ZARLA…KARMA…BILLY THE CAT…et PLANET RANGER …etc.…

Bref !
J’ai lu le scénario, et là…PAF !!! Le coup de foudre ! J’ai ris comme un fou dès les premiers gags et j’ai immédiatement téléphoné à mon éditeur pour dire que j’acceptais cette série.

Et depuis, je dois dire que je ne le regrette pas ! Quelle série !!!

Et, où je trouve l’énergie pour faire à la fois « LES INFORMATICIENS » et « LIVRAISON EXPRESS » ???
…Heu…ne le dis à personne ; c’est un secret : quand je dessine je suis sous perfusion de RED BULL mélangé à des fortifiants !!!
Dopé à mooooort !!! Mais, chut ! Motus, hein !

- Janssens et toi avez été sur le terrain afin de recolter quelques idées pour "Livraison express" ou est ce de la totale improvisation?

Nous nous sommes documenté, c’est évident.
Particulièrement sur les véhicules que l’on voit apparaître dans la série. Ceux çi sont d’ailleurs dessiné d’après photos.
JANSSENS et moi, nous voulions rendre cette série la plus crédible possible…on s’est renseigné sur le boulot de livreur et on a été jusqu'à crée une société de livraison express de toute pièce que nous avons baptisé…LIVRETOU !

On a crée un logo à l’image d’un pélican et même un slogan publicitaire :
« LIVRETOU, LIVRE TOUT PARTOUT ! »
Tu vois, on n’a pas fais les chose à moitié (rires )

- Comment avez vous convaincu le boss de Bamboo de démarrer cette série sur les chapeau de roues?

Et bien, ça n’as été très difficile de le convaincre, puisqu’il l’était déjà ! Hahaha !
Comme je te le disais plus haut ; c’est lui-même, convaincu par le scénario de JANSSENS qui m’as proposé cette série.

Cliques sur l'image pour agrandir l'extrait de planche


- Travailles tu encore tes esquisses sur papier quadrillé pour cette série et les autres à venir?

Oui, tout à fait.
C’est une habitude que j’ai prise depuis VIOLINE. Je fais des crayonnés très poussé sur papier quadrillé ( plus facile pour les perspectives) ensuite je scanne ma planche, je la passe par Photoshop où je réduit l’opacité du trait à 10%.
Puis j’imprime chaque strip séparément et j’encre sur mes impressions au feutre et au pinceau.

L’intérêt d’une tel technique ?...
Ca m’évite l’étape de la table lumineuse, je garde ainsi le trait de crayon initial qui est plus franc et plus énergique et mon encrage est du coup plus dynamique.

Je tiens à préciser que cette technique n’est pas de mon cru : je l’ai hérité de TARRIN.
Et je crois savoir qu’à une époque MAURICET utilisait la même technique. Tu vois, c’est une technique assez courante, quoi…

Ici aussi il faut cliquer sur la jolie vignette pour agrandir

- Avec le travail enorme que tu accomplis, as tu encore un projet auquel tu tiendrais plus fort que te main qui dessine, auquel tu vendrais ton âme pour pouvoir le réaliser?

Oui !
Mais à l’heure où l’on en parle ce n’est plus qu’un simple projet…
Ca va se faire très, très prochainement ! C’est sûr et certain, l’éditeur nous l’as confirmer !...

Il s’agit de la reprise de LA RIBAMBELLE de ROBA…reprise que je vais faire avec mon ami et mentor ZIDROU.

Ca ce fera chez DARGAUD…
Mais t’en dirai davantage, plus tard…promis

Jean Marc Kring : " Mais, mais?! Vous avez écris tout ce qu'on à dit?"

Et ce n'est pas tout, l'indiscret vous propose bientôt une entrevue avec Janssens lui même !

Retrouvez chaque semaine en exclu un gag de "Insect Acid", une autre série en cours de Jean-Marc Krings et Bernard Swysen ICI

Interview © Graphivore 2009

photos © J J Procureur

Extraits : © Bamboo et Krings 2009



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5 questions à Thierry GlorisPublié le 09/02/2009

 

Thierry Gloris revient avec une nouvelle série concoctée vec François Bergeron ( dont un 5 question à... lui a été consacré ICI  au sujet de ce même album). Nous revenons par conséquent vers cet auteur ultra sympathique et talentueux. Il répond aux questions de Bruno Gilson avec tout l'humour qui le caractérise. 

- Thierry, peut-on dire que Saint-germain est une sorte de variante hybride d'highlander et d'Arsene Lupin?

Alors, alors… Saint-Germain ne porte pas bien le kilt, cela lui créé des refroidissements des parties intimes, il laisse donc l’immortalité à Duncan Mac Leod. Saint-Germain a également essayé les petites moustaches retroussées et la boxe française et a finalement opté pour la perruque poudrée et les bourre-pifs à l’ancienne. Pour redevenir sérieux, Saint-Germain est un héros typique de capes et d’épées. Son originalité vient de l’univers dans lequel il évolue : historique et fantastique. 

- Raconte nous la genêse de cette série.

L’idée originale et l’envie de travailler sur cette époque et ce personnage mythique appartiennent à Jean-François Bergeron, le dessinateur de la série. Personnellement, l’Histoire est mon cadre narratif privilégié, alors… « Le siècle des Lumières » ? Pourquoi pas !
Personnellement, je voyais dans le XVIIIème siècle une époque fabuleuse pour m’amuser à concocter des dialogues à la fois amusants et bourrés de références historiques. Dans un premier temps, j’ai eu la prétention de faire une série purement historique mais j’ai rapidement compris que Saint-Germain (SG) n’était pas cela. SG est une BD « pop-corn » où le lecteur doit s’amuser tout en baignant dans un environnement historique qui le dépayse. La véracité historique est là, mais je m’amuse souvent à brouiller les pistes, soit en faisant des anachronismes verbaux ayant des correspondances avec le monde contemporain, « dégraisser le maréchalat » soit en introduisant des éléments de décors inexistants à l’époque (le « confident » de Louis XV qui date de la société de boudoir du XIXème siècle). Le but est de créer un monde à la limite de la chimère et de l’Histoire afin de pouvoir instiller progressivement des éléments de fantastique voir de « science-fiction ». Le lecteur est prévenu, tout peut arriver dans SG, mais l’Histoire officielle sera toujours préservée. Comme dirait Big Brother : faites-nous confiance…   

 

 

 

 

 

 

 

 

En fait cet album "Saint-Germain" est une espece de James bond du 18eme?

 

Là, je suis plus raccord… SG est un peu une espèce de James Bond du XVIIIème siècle, mais avec des affinités plus affirmées avec les vieux Bond campés par Roger Moore, où il y avait une place importante accordée à l’humour et à l’autodérision. Les derniers films sont trop actions, trop « super-héros » à mon goût. Pour aller dans ton sens, nous avons même les gadgets sauce XVIIIème - l’alchimie - et le complot mégalomane des forces de l’ombre pour dominer le monde ! Je réitère : nous sommes dans du grand spectacle… et nous essayons de faire passer discrètement une idée ou deux.

 

 

 

- La documentation recquise à du être énorme n'est ce pas?

 

Ma formation universitaire m’a donné la chance d’avoir une bibliothèque des plus remplies. J’ai dû effectivement me remettre à niveau sur pas mal d’éléments. Mais c’était une époque qui me bottait bien déjà. Je me suis également re visionné tous les vieux Hunebelle de mon enfance avec Jean Marais : Le Bossu, Le Capitan 

 

 

- Que nous reserve tu comme surprise pour ton prochain opus ?

 

Si je vous les révèle, ce ne sera plus des surprises ! Mais… Allez… SG va aller se promener, il va rencontrer une certaine : « Sérénissime » !

 

Suivez une interview en vidéo réalisée par France 3 en cliquant ICI

Le site de la série Saint-Germain

Lire la chronique ICI

 

Interview par Bruno Gilson © Graphivore 2009



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Source : Graphivore




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5 questions à Arnaud PlumeriPublié le 26/01/2009

 

Quasiment né avec une BD entre les mains, Arnaud Plumeri chronique jusqu’en 2002 ses albums préférés sur son site BDvoreur.com qui l’introduit auprès du petit monde de la BD. Chez Bamboo, il scénarise en compagnie de sa compagne Séverine Boitelle la série Les Commerciaux, inspirée par les nombreux collègues qu’ils croisent durant leur vie de bureau. Après avoir lâché sa prose dans l’album Drôles de Pin-up de Herval et Erroc, il signe avec Cazenove les scénarios de Basket Dunk, série à l’image de sa passion pour le sport. Bédéphile multiculturel, son intérêt pour le manga l’amène à s’occuper de la collection Doki-Doki chez Bamboo Édition. A l'occasion de la sortie de l'album " Les Commerciaux, tome 6", Arnaud Plumeri répond à notre traditionnel "5 question à..."

- Arnaud, depuis ton arrivée chez Bamboo tu as endossé plusieurs fonctions. Raconte-nous ton parcours au sein de cette belle maison d'édition et surtout comment tu y es entré.

Depuis tout gamin, je rêvais de travailler dans la BD. En 1997, alors que je travaillais dans le marketing et l’informatique, j’ai lancé un site web de chroniques de BD qui devait être ma carte de visite auprès des éditeurs que je démarchais. À l’époque, très peu de sites de BD existaient et j’ai commencé à me faire connaître dans le milieu. Hervé Richez, un compatriote chti dont j’avais chroniqué un album, m’a un jour annoncé que son éditeur, une petite boîte en pleine croissance du nom de Bamboo, cherchait à se renforcer avec un graphiste – webmaster - homme à tout faire. Sans doute plus touché par mon côté passionné que par mon art du graphisme, le boss Olivier Sulpice m’a fait confiance et j’ai changé de vie,  Direction Mâcon.Il faut savoir qu’à l’époque, il n’y avait que deux employés chez Bamboo : une secrétaire et une personne chargée des stocks. Les premières années, j’ai donc dû occuper un peu tous les postes (maquettiste, rédacteur, webmaster, attaché de presse…). C’est sympa la polyvalence, mais du renfort s’imposait. Avec le succès des Profs, des Pompiers, puis d’autres séries, de nouvelles recrues sont arrivées au fil du temps, et j’ai pu me spécialiser dans les domaines où j’étais le plus à l’aise, à savoir le web, le rédactionnel et, depuis 2006, le développement de la collection manga Doki-Doki.

- Tu scénarises les commerciaux, dont le tome 6 vient de paraître avec ta compagne Séverine Boitelle, comment se déroule votre collaboration?

Non seulement Séverine est ma compagne, mais elle a plein d’humour, il n’est donc pas difficile de s’entendre sur la conception de gags. Nous avons tous deux une expérience dans le monde du marketing et côtoyé pas mal de commerciaux. À notre imagination de faire le reste.

- Entre les Commerciaux et Basket Dunk ton coeur balance?

Ce sont vraiment deux univers bien différents, voire opposés.
Les personnages des Commerciaux sont en grande partie imaginés de nos anciens collègues de bureau à Séverine et moi, du temps où nous vivions dans le Nord. J’ai beaucoup d’affection pour eux mais il est plus difficile de leur créer d’aussi gros délires que les gamins de la série Basket Dunk. Et puis Basket Dunk est en partie inspiré de ma propre adolescence. Mes co-auteurs Christophe Cazenove et Mauricet ont dû y mettre également un bout de leur histoire. De toute façon, je serai incapable d’écrire quoi que ce soit sur un univers qui m’est totalement étranger.

 

- Tu t'occupes également de la collection manga Doki-Doki chez Bamboo, comment trouves-tu parmi toute tes occupations?

Eh oui, Doki-Doki, c’est une autre de mes facettes, mon côté « enfant de Récré A2 » ! J’ai la chance de pouvoir développer une nouvelle collection chez Bamboo, c’est très enrichissant. Le temps est effectivement mon principal problème, mais avec une bonne organisation et pas trop de problème de santé, c’est tout à fait faisable. D’ailleurs, je pense que quand on s’éclate dans ce que l’on fait, quel que soit le domaine, le temps passe toujours trop vite.

- As tu encore d'autres projets BD dans un futur proche?

N’ayant toujours pas trouvé le bouton OFF de mon cerveau, j’ai effectivement d’autres projets de BD ou de romans jeunesse.
Mais comme tu l’as compris, j’ai d’autres occupations qui me font travailler plus lentement sur ces projets. J’en parlerai plus en détail si un jour ils sont signés, pas avant !

 

Les liens :

www.bamboo.fr

www.doki-doki.fr

Toutes images © Bamboo éditions

 

Propos receuillis par Bruno Gilson © Graphivore 2009



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5 Questions à Jean-François BergeronPublié le 23/01/2009

 

A l'occasion de la sortie ce 21 janvier 2009 du premier tome de la série Saint-Germain chez Glenat, Thierry Gloris et Jean-François Bergeron ont eu la courtoisie de répondre à nos questions.

Nous commençons par conséquent avec Jean-François Bergeron, le dessinateur de la série.

Né le 7 juillet 1971, Jean-François Bergeron a touché aux domaines du multimédia et des jeux vidéo avant de finalement faire carrière comme auteur de bandes dessinées. Ayant débuté sérieusement dans les années 90 en illustrant des scénarii du québécois André-Philippe Côté, ce n’est qu’au début 2000 qu’il perce le marché européen sous le pseudo « Djief » avec de courts récits publiés dans le magazine SPIROU et la mise en scène graphique de deux séries pour les éditions Soleil. « Saint-Germain » est sa première série en collaboration avec le scénariste Thierry Gloris.

- Comment est née votre collaboration sur ce projet entre toi et thierry?

Thierry et moi nous connaissons depuis quelques années et l’intérêt de travailler ensemble sur un projet nous anime depuis nos premières communications courriel. Quant à l’envie de traiter du personnage historique du comte de Saint-Germain, eh bien, il faisait partie de mes cartons depuis une vingtaine d’années. Plus récemment, j’avais entrepris l’écriture d’un premier jet de script, mais je sentais que l’on pouvait explorer plus efficacement et avec plus de talent cet univers. C’est pourquoi je l’ai montré à Thierry en lui demandant si l’aventure ne lui tenterait pas. Il m’a alors répondu oui, mais à condition qu’il mette tout à plat pour remonter un récit sur les bases que je lui proposais. Au final une histoire différente, mais avec les mêmes ingrédients : de l’aventure, un peu d’humour, de l’historique, du fantastique et un certain mélange des genres. Le concept a été complètement revu et bonifié par Thierry pour aboutir à l’édition présente. C’était d’ailleurs le but à atteindre en remettant ce projet entre les mains de Thierry : qu’il lui apporte originalité,  fraîcheur et toute sa perspective d’historien.

- Techniquement, quelle à été ta méthode de travail?

Je travaille mes planches au plomb (je n’encre pas) et je réalise ma coloration à l’ordinateur avec le logiciel Photoshop. Cependant, pour éviter un traitement trop informatique, j’emploie des textures d’aquarelles que je numérise et que j’intègre au dessin.

- Nous sommes dans cette histoire en plein siecle des lumières, avez vous tout les deux été illuminés pour transposer ce recit en BD?

Personnellement, c’est un siècle qui m’a toujours attiré et intrigué. C’est une grande époque charnière qui a ouvert le monde sur l’époque industrielle. Les lumières, ce sont les philosophes : Rousseau, Voltaire, Kant, Montesquieu… Ce sont les grandes utopies qui ont donné naissance aux Etats-Unis d’Amérique et à la Révolution française… C’est l’arrivée de la raison dans une société encore superstitieuse et peu éduquée. Il y a là matière à inspirer un conteur d’histoire!

- Travailles tu avec un fond musical du 18eme?

Quelques fois. Du Mozart généralement ou un peu de baroque. Sinon, des bandes sonores de films qui ont une saveur « époque » sinon, j’aime bien le silence quand je dois me concentrer sur les découpages et écouter d’une oreille des émissions de radio quand je finalise mes dessins.

- Une petite mise en bouche pour le tome 2, quelque chose à nous dévoiler?

Il avance et sera en librairie à la fin de cette année ! Pour des révélations croustillantes sur le récit, je serai muet comme une tombe et ne dirai rien même sous la torture… Mais j’accepte les chèques en euros avec un 1 suivis d’au minimum 6 zéros. Hé! Hé! Hé!

Le site officiel de Saint-Germain

Propos receuillis par Bruno Gilson  interview © Graphivore 2009



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Source : Graphivore




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5 question à DRAKAINAPublié le 29/12/2008

Etre belle ce n'est pas rien, mais être Muse c'est divin!

La belle Drakaina se dévoile avec les 5 questions du Graphivore et vous explique comment elle est devenu la Muse de nombreux artistes!

(cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Pour commencer une question, simple d'où vous viens ce joli surnom de Drakaina®?

Au sujet de mon nom, Drakaina, il signifie femme dragon en grec et il surgit lors d'une conversation entre Ariock et moi : alors qu' il me parlait d'Echidna, il mentionna le fait que c'était une "Drakaina", et je sus instantanément que ce serait mon nom.... En entendant ce mot, un frisson me parcourut tout entière, comme si mon corps réagissait à cet appel et je sus qu'il n'y aurait plus d'autres noms possibles... Voilà en partie pourquoi j'ai décidé d'en préserver la singularité en en faisant une marque déposée : il n'y aurait donc qu'un seul Modèle et Muse pour artistes prénommée Drakaina®

(cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Vous êtes certes très jolie (je rougis) mais comment vous est venu l'idée de devenir une Muse et comment avez-vous fait pour vous faire connaitre?

Vous voyez, je n'ai jamais "prévu" de devenir Muse.. Ce n'est pas le genre de chose que l'on planifie... Ca m'est un peu tombé dessus du jour au lendemain.. Soit, j'ai toujours été fan de comics et de fantasy art. Mais bon c'était plus mon jardin secret qu'autre chose... Tout a commencé début 2001 quand mon chemin a croisé celui d'Ariock et de ses sombres mondes imaginaires.. Il m'offrait l'occasion de donner vie à ses créations.. Du papier à la chair...
Et cette idée fut plus qu'attirante... C'était comme un appel.. Et dès ce moment-là, ma vie changea du tout au tout.. Puis, ensuite, vinrent les demandes d'autres artistes, désirant eux aussi m'utiliser comme modèle..
Tout s'enchaîna très vite..Drakaina.. son monde.. devint une entité à part entière a laquelle les artistes commencèrent à façonner un univers propre...
Ils ne cherchaient plus à ce que je leur serve de modèle, mais de Muse... L'époque de Drakaina la fantasy art Model était maintenant révolue, laissant place à Drakaina la Muse. Inspirant peintres, dessinateurs, poètes et écrivains, ainsi que quelques modèles dans ma France natale, où le Fantasy art Modeling fut enfin reconnu comme une véritable forme d'expression artistique
Pour ce qui est de me faire connaitre, je dirais que le bouche à oreille fut ma meilleure pub, les artistes étaient très contents de notre collaboration, alors ils en ont parlé autour d'eux.
La presse et la télé aussi, dont cette nouvelle forme d'expression artistique (nouvelle sur le territoire francophone ;)) me firent énormément de pub dès le départ. Enfin il y a mon site internet, qui commença à recevoir environ 4000 visites par jour dès la fin de ma première année dans le monde du Fantasy art.

(cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Comment procédez-vous avec les artistes, car vous ne pouvez pas vous déplacer chez tout le monde pour poser?

Le cybermodeling est une superbe invention, qui m'a permis, dès mes débuts, de pouvoir collaborer avec des artistes aux quatre coins du monde. Cela se passe de deux façons, soit les artistes visitent mes archives photos privées (réservées aux photos de référence, une base de données de 500 photos environ) et choisissent une photo qui les inspirent. Ils m'envoient le numéro de la photo et je leur envoie une version haute définition. L'autre façon consiste simplement dans le fait que les artistes ont une idée en tête et me contactent en m'envoyant un sketch de la pose qu'ils aimeraient, Ariock et moi faisons les photos et les renvoyons à l'artiste, qui peut ensuite commencer son illustration.
En gros vive internet !!! Être bilingue ne m'a pas desservie non plus, dans la mesure ou 50% de "mes" artistes sont Anglophones

(cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Vous avez choisit l'héroic fantasy comme thème pour les dessins. Etes-vous une lectrice de bandes dessinées de ce genre comme par exemple le comics Red Sonja qui on peut dire vous ressemble beaucoup?

Je dévore les comics, passion que je partage d'ailleurs avec Ariock. Heroic Fantasy oui, mais pas seulement... Witchblade, Darkness, Tarot, bien évidemment Red Sonja (merci pour la comparaison, c'est très flatteur), Spawn, Marvel zombies etc. sont quelques-uns des titres qui me sont passés (ou repassés) récemment dans les mains.

En exclusivité, une illustration du prochain artbook: Drakaina Masters

Quel est l'artiste pour qui vous adoreriez poser?

Il y en a quelques-uns, parmi lesquels Simon Bisley, Borris Vallejo et Luis Royo, qui restent pour moi les grands monsieurs du Fantasy art :) Je prépare en ce moment le Volume 2 du artbook, ça serait excellent de les y retrouver, nan?? J'en profite d'ailleurs pour lancer un appel à tous les artistes intéressés pour participer à ce second volume, qu'ils n'hésitent pas à me contacter pour avoir tous les détails.

"Merci Graphivore pour ces cinq questions et au plaisir de revenir vous faire un petit coucou très prochainement.  Drakaina"

Retrouvez tout l'univers de Drakaina sur son site: www.drakaina.com

Ainsi que sur son Myspace et Facebook

et aussi dans les artbooks suivant :

(cliquez sur les couvertures pour aller chez les éditeurs)

Le prochain artbook est en préparation et se nommera Drakaina Masters aux éditions SQP, vous pouvez encore tenter votre chance afin de croquer Drakaina et montrer votre talent à travers cet ouvrage! Pour cela, allez sur son site afin de voir comment procéder!

Drakaina, Fantasy of Desires est édité aux éditions Spootnik

Drakaina, Fantasy Art Muse et Drakaina Masters sont édités aux éditions SQP



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Michel Weyland