Nouvelles relatives à la bande-dessinée ou au graphisme
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Entretien avec Fabian Ptoma et Nicolas Duchêne

« Big K est un vrai psychopathe ! »

Pas de demi-mesure. Big K, tueur à gages et serial killer à ses heures, on va l'adorer ou le détester, ou alors on adorera le détester. « L'appel du Sang », premier album de cette toute nouvelle série noire de noire éditée chez Casterman frappe fort, tant visuellement que scénaristiquement. Entretien avec Fabian Ptoma, scénariste, et Nicolas Duchêne, dessinateur.

 

 

 

 

 

 

Qu'est-ce qui amène à emboîter le pas d'un personnage comme Big K ?

Fabian Ptoma : En fait, c'et la découverte du personnage réel dont il est inspiré, Richard Kuklinski, un tueur à gages qui a travaillé pour plusieurs familles de la mafia américaine et a avoué avoir tué plus de 200 personnes, sans jamais manifester de remords ni d'émotion par rapport à ça. Le bonhomme mesurait 1, 95 m et était vraiment impressionnant. C'était un tueur mais intégré dans la mafia. On voulait jouer sur ces deux tableaux avec notre personnage, Big K. Il est froid, direct, mais quand son passé refait surface, il ne peut plus se contrôler... C'est vraiment la ligne directrice de notre histoire, et on n'avait pas non plus envie de réaliser une biographie de Kuklinski.

 

Pourquoi situer l'histoire dans les années 70' ?

Parce que c'est de ce New York là qu'on avait envie et que l 'époque était idéale pour notre histoire. Depuis, la ville a vraiment été « nettoyée » tant au niveau de l'urbanisme que de la criminalité et New York est aujourd'hui une ville propre. De plus, à l'époque, les familles de la mafia y étaient très présentes et actives, donc c'est ce cadre historique qui se prêtait à notre histoire. Et j'ajouterai qu'avec les techniques de police actuelles, ce que l'on décrit serait difficilement imaginable aujourd'hui...

 

Dans l'album, on évoque discrètement la mort du King, ainsi que les premiers pas du cartel de Medellin sur le territoire américain, faut-il y voir aussi une époque charnière ?

Non, on ne l'a pas envisagé de cette manière-là...et tu es le premier à me le faire remarquer... mais, sans en dire trop, à partir du moment où le cartel de Medellin prend pied aux States, le marché de la cocaïne va exploser...et on va surfer sur cette vague-là, parmi d'autres éléments, dans la suite de l'histoire. L'aspect Mafia sera également plus présent...

 

 

 


 

« L'appel du sang » ménage de nombreuses pistes pour la suite, tant dans l'histoire personnelle de Frank Kielowski que pour l'évolution de sa carrière, si on peut l'appeler ainsi...

Complètement. Ici, en évoquant son passé, ce qui l'a amené à devenir ce qu'il est, je dirais que c'est un peu l'album du non-bonheur. Et ce passé lui est constamment rappelé par cette présence symbolique de Jack, son frère tué par leur propre père... C'est une tranche de vie, une mise en place, la présentation du personnage et de ce qui a constitué son itinéraire jusque là et l'a façonné... Mais nous on sait vers quoi il va, rassure-toi.

 

 

Nicolas, ton dessin a énormément évolué depuis « Crèvecoeur », peut-on parler technique ?

Nicolas Duchêne : Bien sûr ! Pour Crèvecoeur (n.d.l.r 3 albums chez Casterman sur un scénario de son frère Martin Duchêne), je fonctionnais avec un système d'encrage tout-à-fait classique qui, s'il convenait à l'ambiance de cette histoire, me limitait aussi. J'avais envie d'expérimenter autre chose et, en même temps, de fonctionner de manière plus spontanée. Ici, je conserve le crayonné tout en y appliquant des lavis plus ou moins dilués.

 

On a l'impression que tu recherches plus l'expressivité, l'efficacité que le réalisme à tout prix...

Complètement, et ça me permet, d'une certaine manière, de contrôler mieux les personnages, de les rendre plus vivants. Mais je n'ai pas l'impression d'être arrivé au bout de cette évolution, je le constate encore en travaillant sur les planches du second tome de Big K... En tous cas je veux conserver une forme de spontanéité. Tu sais, je trouve qu'une case réussie du premier coup a toujours plus de gueule que celle que je dois retravailler, parfois à plusieurs reprises...

 

Mais ça arrive...

Evidemment, mais en général je reviens dessus plus tard, avec, si possible un regard différent, et je préfère en général la modifier profondément que de recommencer la même chose.

 

 

 


 

Au premier coup d'oeil, j'imaginais difficilement la collaboration d'une coloriste, tant ton dessins et les couleurs semblent ne faire qu'un...

Et pourtant si, mais Tanja Cinna a vraiment produit un super-boulot et je trouve qu'on mesure son évolution sur la longueur de l'album. La manière dont elle traite les ombres, les matières... En tous cas moi je suis enchanté et j'aimerais assez que son nom soit plus visible sur le prochain bouquin...

 

New York est plus qu'un décor, quasi un personnage dans « l'appel du sang », certaines vignettes très « urbaines » m'évoquent Will Eisner...

Merci, c'est un énorme compliment ça ! Je suis fan de Will Eisner et je me suis replongé dans certains de ses bouquins en préparant l'album. On a l'impression d'avoir déjà tout vu et revu de New York, mais c'est un vrai bonheur à dessiner. Il y a évidemment un effort de documentation, mais crois-moi, en comparaison de « Crèvecoeur » on trouve nettement plus facilement des images de New York, même au début du (20ème) Siecle, que de Bruxelles dans les années 20'. Pour les années 70' je me suis replongé dans des films afin de rendre une ambiance à la French Connection, Serpico etc... Le New York sale, complètement à l'opposé de la ville actuelle aseptisée.

 

Ne craignez-vous pas la comparaison de « Big K » avec « le Tueur » de Matz et Jacamon ?

Fabian Ptoma : On ne la craint pas, mais on n'en a pas envie envie non plus, pourtant elle sera difficilement évitable, plus encore comme on est chez le même éditeur ! Mais les deux séries et les deux personnages sont très différents, les angles d'approche aussi. Big K a un côté plus cru, il est dans l'impulsion, même quand il agit sur commande. C'est un vrai psychopathe ! Ceci dit, on vise quand même un peu le même public...et j'espère que notre approche pourra le séduire aussi !

 

Interview © Graphivore-Pierre Burssens 2012

Images © Casterman-Duchêne 2012

Photos © Jean-Jacques Procureur 2012

 



Publié le 03/02/2012.


Source : Graphivore


Ric Remix

David Vandermeulen s’est emparé de la série de bandes dessinées « Ric Hochet » (78 albums), pour recomposer « Ric Remix », un récit inédit, sans jamais intervenir sur les dessins de Tibet ni les textes d’A.-P. Duchâteau. Il s’agit d’un album tout particulier qui s’inscrit dans la grande tradition des détournements artistiques. En établissant un nouvel agencement de cases préexistantes, Vandermeulen a composé une histoire originale d’où se dégage une violence inattendue, effet troublant qui fait surgir des planches de départ de « Ric Hochet », un insolite et surprenant caractère humoristique.

 

 

 

 

 

 

Par sa démarche à la fois irrévérencieuse et respectueuse, Vandermeulen apporte à la série, avant tout connue et appréciée pour ses intrigues policières et ses codes narratifs coutumiers, un tout autre regard, une toute autre dimension. À l’exemple de la couverture ou de nombreuses illustrations publiées dans l’ouvrage, D. Vandermeulen ne s’est pas contenté de détourner l’esprit de la série, il s’est également réapproprié le dessin de Tibet. En retravaillant les mises en couleurs, l’auteur démontre aussi que les qualités graphiques de Tibet sont dignes d’être réinterprétées par le prisme de l’esthétique d’un Roy Lichtenstein.

 

 

 

 

Cette réactualisation de « Ric Hochet » amusera les fans de la série autant qu’elle intéressera un public plus sensible aux recherches narratives. Avec cet album, c’est par ailleurs un désir de l’auteur que de jeter un pont entre les champs de la BD populaire et l'expérimentation artistique en bande dessinée. Une sorte de lien qui a su faire rire Tibet et qui a aussi intéressé les membres de « L’OuBaPo » (« l’Ouvroir de Bande Dessinée Potentielle ») dont l'exercice du détournement constitue en effet une contrainte formelle traditionnelle.

© Vandermeulen, Tibet, Duchâteau - Le Lombard ( n.v. DARGAUD - LOMBARD s.a.) - 2011, 48 pages, prix: 15.95 €, sortie le 24 février 2012.



Publié le 02/02/2012.


Source : Graphivore


Sibylline intégrale 1969-1974

Née dans les pages du périodique Spirou en mars 1965, Sibylline est un délicieux personnage de petite souris évoluant dans un univers champêtre, et vivant des aventures pleines de fantaisie. 
Elle est environnée d’une ribambelle de seconds rôles pittoresques et attachants, et a pour adversaire le rat noir Anathème.

Cette édition définitive fait l’objet d’un travail très soigné de restauration des planches, afin de leur redonner la chaleur des couleurs vintage.

Raymond Macherot est un personnage mythique de la bande dessinée franco-belge et les éditions Casterman ont eu l'excellente initiative de publier en 5 volumes l'intégralité de la collection des album de Sybilline, la petite souris créée par l'un des grands maître belge du neuvième art. Cette deuxième intégrale s'ouvre sur un livret de 12 pages avec de très intéressante anecdote. Celle de la préparation de l'arrivée de Macherot dans le journal de Spirou, alors qu'il fut un résident permanent chez Tintin par des auteurs aussi emblématique tels que Franquin, Morris, Lambil, Mitacq pour ne citer qu'eux entre autres ou celle, ou Yvan Delporte apporte un Lionceau à la rédacteur qui ne manque pas de mordre Le sieur Raymond constitue le lot de trésors contenu dans cette introduction. S'en suivent des photographies, images et extrait de couvertures ou d'illustration aussi savoureuses les unes que les autres.

 

 

 

Ensuite, nous découvrons ou redécouvrons des récits écrits par Yvan Delporte avec des planches ou l'éditeur à le bon ton de s'excuser de la qualité moyenne des scans, ce qui est tout à son honneur. Pour enchaîner ensuite 9 titres des aventures de cette touchante petite souris dessinée avec grand talent par un grand monsieur dont Herger disait lui-même " Raymond Macherot est l'égal de Walt Disney dans sa manière de camper le caractère des animaux."

C'est sans nul doute, l'une des séries d’intégrale culte que l'on se doit de posséder dans sa bédéthèque si l'ont est un amateur de neuvième art avertit ou un amateur de bon goût.

 

Aurélien Garance

 

Intégrale Sybilline 1969-1974
Auteur :  Raymond Macherot     
Collection : Univers d'auteurs
Serie : Intégrale Sibylline
Tome : 2
Pages : 200
Prix : 25,00 €

 

 



Publié le 01/02/2012.


Source : Graphivore-Aurélien Garance


La douceur d'une tueuse...

Planète Anapafé-6. Zaya expose ses sculptures holographiques. C’est une femme belle et séduisante qui connait les arts martiaux. Elle a des talents de videur quand il s’agit d’expulser les mauvais coucheurs. Un homme est poursuivi par un tueur mécanique. Le combat est âpre. Avant de s’avouer vaincu, l’homme se sectionne la main droite et l’envoie dans les collecteurs à ordures. Après une nuit passée avec l’homme qu’elle a sauvé, Zaya part travailler. La main est récupérée. Elle contient l’ADN du tueur. Zaya a presque tout pour elle : deux filles craquantes, une sœur adorable, une somptueuse maison sur une des planètes résidentielles de la galaxie et la renommée pour ses sculptures holographiques. Mais Zaya revient de loin : de la Spirale. Même si elle est aujourd’hui officiellement retirée, elle sait qu’elle ne peut refuser l’ordre impérieux de l’organisation criminelle galactique, dont elle était une des tueuses les plus réputées. Vers quel danger court-elle ?

 

 

 

 

Un tableau idyllique…

Le scénariste Jean-David Morvan aime les nouvelles expériences et il aime s’associer à des dessinateurs peu connus chez nous. Après avoir écrit des scénarios pour Spirou et Fantasio, il nous embarque ici dans un thriller futuriste plein de rebondissements. Tout est construit autour du personnage de Zaya. Un personnage tout de suite très attachant qui cache sous sa frêle apparence la dureté d’une tueuse. Pas question de contrat dans cet opus de présentation. Morvan plante le décor : le quotidien, son job, ses filles, sa sœur… Un tableau presque idyllique s’il n’y avait La Spirale, cette organisation qui utilisent des tueurs. Zaya ne peut que répondre à son appel où elle aura de gros ennuis. Pourtant, cette fois, elle devrait penser à déserter tellement le danger est grand. Une fois l’histoire mise en place, le lecteur se laisser transporter. Vers la fin de l’album, la mission commence. Anodine en apparence. Morvan sait distiller le mystère et le suspense. C’est une dessinatrice chinoise, Huang Jia Wei, que Morvan a choisi pour illustrer son histoire. Et, le résultat est magnifique. Elle fait prendre chair à l’héroïne en lui donnant des dehors de douceur qui nous la rende agréable à regarder. Les robots et les décors sont impressionnants. Zaya a reçu en 2009 le Silver Award au Prix international du manga.

Un thriller de science-fiction palpitant dont l’héroïne fascine…

Marc Bauloye

Zaya T1 Huang Jia Wei Morvan Dargaud



Publié le 01/02/2012.


Source : Graphivore


Rencontre avec Chandre pour Saint Kilda.

Londres, 19ème siècle. Darius, un jeune doctorant issu de la haute bourgeoisie s’apprête à défendre sa thèse devant le collège de professeurs de son université. Alors que son avenir semblait tout tracé, celui-ci décide à la dernière minute de changer son sujet de thèse pour défendre les idées évolutionnistes de Darwin. Cet acte jugé subversif par ses professeurs et son propre père mènera Darius tout droit vers Saint Kilda, un archipel d’îles écossaises situé très au large du Royaume Uni et qui semble coupé du monde. Là bas, notre héros découvrira une société vivant hors du temps et des valeurs de la civilisation occidentale…

Intrigue et mystère sont les ingrédients essentiels de cette histoire en deux tomes parue chez EP éditions. Pour nous en parler, Christian Missia avait rencontré le dessinateur Chandre, qui a accepté de revenir sur la genèse de ce diptyque.

 

 

Quel est l’histoire de Saint Kilda ?

C’est un projet que j’ai mené avec Pascal Bertho, mon scénariste. L’histoire se passe au 19ème siècle. Darius est un étudiant en médecine issu d’une bonne famille de la haute bourgeoisie. Son avenir est déjà tout tracé mais, pour avoir soutenu les thèses de Darwin, Darius sera « puni » et envoyé sur l’île de Saint Kilda. C’est son directeur d’étude qui l’envoi là bas, mais il le fait à dessein… Dans le premier volume, nous avions voulu présenter l’île aux lecteurs. Tandis que dans le second, nous développons l’intrigue proprement dite.

Dans cette histoire, Darius est censé se marier suite à une union arrangée, mais les relations entre Darius et sa fiancée prendront un tournant totalement inattendu… Comment vous est venue cette idée ?

 Pascal voulait faire de Saint Kilda une allégorie du passage à l’âge adulte. Au début, Darwin et sa fiancée Mathilda sont des enfants. On a toujours tout décidé pour eux. Mais le voyage à Saint Kilda sera l’occasion pour eux de s’émanciper et découvrir d’autres choses. Même si Mathilda apparait un peu cruche au début, on découvrira en fait que c’est un personnage très instruit et elle prendra de plus en plus de place dans l’histoire. En fait, on se rend compte que c’est une sorte de suffragette.

L’archipel de Saint Kilda a réellement existé et qui est passé d’une autonomie quasi-totale à une mise sous tutelle de la Grande Bretagne en l’espace de 100 ans. Les habitants de Saint Kilda vivaient en vase clos jusqu’au développement du tourisme. Ces habitants étaient des bons sauvages qui ne connaissaient pas l’argent et ont été rattrapé par la modernité en l’espace d’un siècle. Pour nous, ça représente aussi une sorte de passage de l’enfance à l’âge adulte.

Ta technique graphique donne un caractère particulier à cette histoire. Peux-tu nous en parler ?

 J’essaie toujours d’adapter mon dessin à l’histoire. Dans Saint Kilda, on est en plein 19ème siècle, à l’époque des naturalistes. Quand on regarde les carnets de voyage des naturalistes de cette époque, on a des dessins qui sont des croquis lâchés et travaillé à l’aquarelle. Ces dessins sont des études. C’est pourquoi j’ai choisi d’adapter mon dessin afin de retranscrire cette ambiance que l’on retrouvait dans ces fameux carnets de voyage.

 

 

 


Comment te considères-tu ? Comme un artiste ou comme un ouvrier ?

 Je me vois comme étant les deux dans le sens ou l’artiste et l’artisan représente la même chose. À la Renaissance, il y avait les bâtisseurs de cathédrale, les corporations de peintres, etc. C’était tous des artisans. L’artiste c’est le maitre d’œuvre dans ces corporations et qui va réaliser un « chef d’œuvre », c'est-à-dire une réalisation qui aura une plus grande importance que ses travaux habituels. Le maître d’œuvre travaille généralement avec des apprentis. Lorsqu’un artiste voulait avoir le titre de maître d’œuvre, il fallait qu’il se fasse passer commande d’une œuvre particulière, en son nom propre. Une fois que l’œuvre était réalisée, livrée et qu’il était payé pour ça, l’artiste pouvait alors s’inscrire comme maître d’œuvre et créer son atelier. Donc pour moi, artiste et artisan, c’est la même chose. Je suis un fabriquant d’images, comme mes autres collègues, mais c’est une matière artistique car notre travail fait appel à une certaine sensibilité.

Pour autant, je ne me considère pas comme un artiste avec un grand A car ce sont les autres qui me définiront ainsi ou pas.

Quels sont tes prochains projets ?

 Actuellement, je travaille sur trois projets. Il y a une histoire un peu plus personnelle que j’essaie de développer, qui tournera autour de la photographie mais au 19ème siècle. Il y a aussi un projet sur la piraterie, que je mène avec Pascal Bertho. J’en suis à la seizième page. Enfin, j’ai un autre projet avec l’auteur d’Aeternam, qui avait été refusé dans sa forme initial et que nous allons reprendre un peu différemment.

 

Interview © Graphivore-Christian Missia 2012




Publié le 01/02/2012.


Source : Graphivore


Dédicaces de février au Brüsel

Le 5 février

De 14 à 17 H

Beroy et Kid Toussaint pour l'album à L'Ombre du Convoi tome 1 paru chez Casterman.

 

Nicolas Duchêne et Ptoma pour Big K tome 1 paru chez Casterman.

 

Jeudi 9 février

De 18h à 20h

Warnauts & Raives pour Les Temps Nouveaux paru chez Lombard dans la collection Signé.

 

Le samedi 25 février

De 16h à 18h30

Nicolas Tabary pour Iznogoud Président paru chez Imav Editions.

 

 

Brüsel
Deux librairies
100 Boulevard Anspach 1000 Bruxelles
00.32.2.511.08.09

29, Place Flagey 1050 Bruxelles
00.32.2.649.02.11

info@brusel.com
flagey@brusel.com
www.brusel.com

 

 

 


Pays : Belgique

Date de l'événement : du 05/02/2012 au 25/02/2012.

Publié le 01/02/2012.


Source : Graphivore


Florant Maudoux dédicace chez Momie BD & Manga Clermont

la librairie Momie BD & Mangas annonce la venue en dédicace de Florent Maudoux à l’occasion de la sortie du tome 5 de Freaks’ Squeele

La librairie vous propose de découvrir cette série fraîche, originale et drôle : Freaks’ Squeele s’approprie le style comics pour en transgresser les codes, sans concessions ni complexes. Une bouffée d’air frais dans l’univers stéréotypé des collants moulants et des capes colorées.

Momie BD & Manga Clermont
4 rue du Maréchal de Lattre de Tassigny
63000 Clermont-Ferrand
+33 04 73 91 60 92
mangasclermont@momiefolie.com
www.momiefolie.com


Pays : France

Date de l'événement : du 17/02/2012 au 17/02/2012.

Publié le 01/02/2012.


Source : Graphivore


La Galerie Petits Papiers s¹installe au Sablon

Le 22 mars prochain, la galerie Petits Papiers, pionnière dans l'organisation d'expositions et de ventes de planches originales de bandes dessinées à Bruxelles inaugurera son nouveau lieu au Sablon. Une fois de plus, Alain Huberty et Marc Breyne montrent la voie en confrontant plasticiens contemporains et auteurs de bande dessinée. Philippe Geluck donnera le  coup d'envoi en solo!

 

Galerie Petits Papiers
1 Place Fontainas
1000 Bruxelles

Ouverture : lundi au samedi
de 10h à 18h30.


(+32) 2.513.46.70

contact@petitspapiers.be

 


Pays : Belgique

Publié le 01/02/2012.


Source : Graphivore


L'envol de l'aigle

Fin des années 20, une vallée perdue dans le Grand Nord, aux frontières du monde arctique. Là, un jeune aigle, Kraa, apprend à vivre seul et se prépare à devenir le maître des lieux. A part lui et la faune locale, une poignée d’autochtones survit sur leur terre. Ils n’ont rien changé à leurs habitudes millénaires. Et, cet endroit est comme un paradis terrestre aux accents sauvages. Hélas, le sous-sol regorge de matières premières : or, diamants, pétrole. Et, toute la cupidité du monde va déferler dans la vallée sous la forme d’aventuriers avides et de bâtisseurs d’empires comme William Klondike. Ils vont soumettre et broyer les sauvages comme le constate avec horreur et effroi le jeune indien Yuma. Sa famille est massacrée jusqu’au dernier, jusqu’à sa petite sœur, Mana. Kraa a tout observé en silence avec l’intérêt du prédateur. Yuma l’a aidé alors qu’il était blessé. Entre l’aigle et l’enfant va se nouer un lien d’essence chamanique, une fraternité étrange et instinctive, mise au service d’une lutte farouche contre l’envahisseur. Cet hiver-là, six hommes vont périr à Klontown, acte de vengeance de Yuma qui disparaît avec Kraa. Tandis que Yuma et Kraa apprennent à vivre dans la nature, les hommes de Klondike pressurent les habitants. Au conseil, il est débattu du dégel qui empêche les mines et les champs pétrolifères de prospérer. Seul un barrage peut sauver la situation. Suite à un accident dû à la construction de la route, on vient chercher Emily qui en pince pour Yuma. Elle opère l’homme blessé qui finit par mourir. Sur le chemin du retour, elle aperçoit Yuma et Kraa qui volent dans les airs. Capturée, elle est sauvée par Kraa tandis qu’en ville une tour s’effondre. Que vont devenir Yuma, Emily et Kraa dans ce monde cruel ?

 

 

 

 

Une part d’enfance

Délaissant un moment Canardo, Benoît Sokal fait un retour remarqué et remarquable avec l’histoire poignante d’un aigle et d’un enfant seuls contre tous. Après la conception de jeux vidéo, il souhaitait écrire un récit avec un oiseau dans des grands espaces sauvages. Son attrait pour la nature relève de la recherche d’un paradis original, de la quête d’une part d’enfance. Kraa (La vallée perdue) parle d’abord de la vengeance d’un enfant rendu fou par la perte violente d’êtres chers. Cette vengeance est vouée à l’échec malgré l’alliance de Yuma avec un prédateur. Kraa parle de lien surnaturel entre humain et animal. Au propre, Kraa raconte l’histoire. Ce sera le seul témoin silencieux. Kraa (L’ombre de l’aigle) introduit une femme dans l’univers de Yuma. La planche 49 est sublime car elle amalgame Emily à un oiseau. C’est un épisode de transition. Le monde rêvé par Klondike a du mal à émerger tandis que Kraa et Yuma vivent comme au paradis. Cela parle d’innocence et de pureté avant que les démons ne se déchaînent à nouveau. Comme il l’avait fait avec L’Amerzone (Canardo) et avec Le vieil homme qui n’écrivait plus, Sokal nous émeut. Il touche une corde sensible grâce à un récit parfaitement bien construit. Il n’y a aucun temps mort et les rebondissements succèdent aux coups de théâtre. On se passionne pour le destin de l’enfant et de l’oiseau. Les personnages sont plus vrais que nature. Et, les animaux crèvent l’écran comme dans Canardo. Non seulement Sokal dessine des décors somptueux qui sont la marque des grands auteurs, mais ses personnages sont habilement croqués.

Un petit chef d’œuvre à découvrir d’urgence…

Marc Bauloye

Kraa T2 L’ombre de l’Aigle Sokal Casterman



Publié le 31/01/2012.


Source : Graphivore


Programme des dédicaces chez Anthracite BD

- Jeudi 2 février de 16h30 à 18h30, séance de dédicaces avec José-María BEROY Kid TOUSSAINT pour "A l'ombre du convoi -1- Le Poids du passé".

Sur réservation ou le jour-même.


- Jeudi 9 février à partir de 16h30, séance de dédicaces avec Tiburcio DE LA LLAVE pour "Le choix d'Ivana".

Sur réservation.

 

- Samedi 11 février à partir de 14h, séance de dédicaces avec Marc WASTERLAIN pour "Les Pixels" et "Docteur Poche".

Sur réservation ou le jour-même.

 

- Dimanche 12 février à partir de 14h, séance de dédicaces spéciale Saint-Valentin avec MALIK pour "Cupidon".

Sur réservation ou le jour-même.

 

- Samedi 18 février à partir de 14h, séance de dédicaces avec BLONDE pour "Prends-moi sec !".

Sur réservation ou le jour-même.

Bruno DI SANO sera lui aussi présent
de 14H30 à 19h pour l'intégrale de "Renaudin".

L'intégrale de "Renaudin" étant disponible en quantité limitée, un assortiment d'ouvrages de Bruno DI SANO sera mis à votre disposition.

- Samedi 17 mars à partir de 14h, séance de dédicaces avec Fabrizio PASINI pour "Axelle Parker".

Sur réservation uniquement.

 

ANTHRACITE BD
Chaussée de Waterloo, 205
1060 Bruxelles, Belgique
Tel: +32 2 808 82 00
Site web: http://www.anthracite-bd.com


 



Pays : Belgique

Date de l'événement : du 02/02/2012 au 17/03/2012.

Publié le 31/01/2012.


Source : Graphivore


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