Le fantôme nazi
Flux RSSFlux RSS

         Toute l'actualité

Le fantôme nazi

Namibie(sous tutelle de l’Afrique du Sud), 1949. Un photographe de World, Buloz, découvre des vers géants qui ravagent des zones de culture céréalières. Il prend aussi en photo le Reichsmarschall Hermann Göring, le commandant en chef de la Luftwaffe lui-même ! Alertés, les services secrets britanniques envoient sur place leur meilleur agent, Kathy Austin. Une enquête est lancée concernant Göring, censé s’être suicidé en 1946 et avoir été incinéré ensuite. Sa présence en Namibie trois ans après sa mort pose la question de savoir si les instances chargées du procès de Nuremberg ont bien fait leur travail. D’autant plus que le père du nazi a été gouverneur de Namibie au temps où cette colonie appartenait à l’Allemagne. Kathy découvre que le logement de Buloz a été saccagé. Avec le major Browley, raciste et misogyne, elle part inspecter les zones de culture. En chemin, ils découvrent dans un bourg des villageois prématurément vieillis et mourants. Kathy va-t-elle percer à jour le secret des vers et celui de Göring ? S'agit-il d'un sosie ?

Espionnage et fantastique

Créées par le scénariste Rodolphe et le dessinateur Leo (Trent), les aventures de Kathy Austin, ont fait l’objet d’un premier cycle passionnant, Kenya, mélangeant fantastique et science-fiction. Miss Austin y découvre notamment un fabuleux bestiaire et des phénomènes surnaturels qui montrent que notre terre a été visitée par des extraterrestres. Avec Namibia, Rodolphe et Leo remettent le couvert en tant que scénaristes puisque le dessin a été confié à Bertrand Marchal. Le scénario fait la part belle à l’espionnage et aux éléments fantastiques. Il pose un triple mystère: le comportement des vers, le vieillissement prématuré d’êtres humains et l’apparition d’un fantôme du passé. Miss Austin, elle, n’est pas sans rappeler Kim Keller des Mondes d’Aldébaran de Leo. Graduellement, le suspense monte jusqu’au dénouement ahurissant. Sans aucun doute, les auteurs pratiquent à merveille l’art de la chute. Marchal maîtrise bien le graphisme imaginatif et précis de Leo tant pour les décors que pour les personnages. Toutefois, les couleurs ne passent pas bien. Surtout sur les visages des protagonistes qui semblent victimes d’ombres malvenues. A corriger…

Un premier épisode fascinant propre à donner des frissons et qui se lit d’une traite.

Marc Bauloye

Namibia Episode 1 Marchal Leo Rodolphe Dargaud



Publié le 27/07/2010.


Source : Graphivore

        Toute l'actualité

©Graphivore v3.2 / 2012