v2.5  

 
 
 
 
 
 
 

Flux RSS








Fermer la fenêtre
François d'Orléans chez les bleus !Publié le 17/11/2009
François d'Orléans chez les bleus !

Le sergent Chesterfield ramène au camp le caporal Blutch qui a encore essayé de déserter. Sur les ordres du général Grant, les troupes du général Alexander sont confinées au campement et l'inaction pèse sur le moral des soldats. Toutefois, l'attraction du moment est la présence de François d'Orléans, fils du roi de France Louis-Philippe Ier, venu porter main forte à l'Union comme conseiller militaire  du général Mac Clellan. D'Orléans est accompagné du comte de Paris et du duc de Chartres. Profitant de la nuit, Blutch assomme Chesterfield et le jette à l'eau. Dans une rage folle, ce dernier part à sa recherche. Il le trouve occupé à faire de l'aquarelle avec François d'Orléans et manque d'occire celui-ci. Chesterfield est mis aux arrêts par Alexander furieux. Bientôt, tous les militaires se mettent à dessiner pour tromper l'ennui. Mais, au moment où Blutch veut exploiter cet instant pour se faire la belle, il est désigné pour une patrouille de reconnaissance avec son bourreau. Dans quel guêpier vont-ils encore se fourrer, alors que les sudistes déclenchent une attaque surprise ?

 

 

 

 

 

A se fendre les zygomatiques...

 

Raoul Cauvin tient toujours la grande forme. Il nous sert cette fois un récit basé sur une anecdote authentique. Des français ont bel et bien participé à la guerre de sécession chez les nordistes et les sudistes. Outre les princes de la famille d'Orléans, des citoyens français se sont mobilisés et ont formés des bataillons comme la French Brigade de la Nouvelle-Orléans, les Gardes La Fayette, les Zouaves d'Epineuil ou la Légion Française. Par ailleurs, George Mac Clellan a bien existé et a commandé l'armée du Potomac. Dans la première partie, l'action se resserre sur l'antagonisme entre les deux héros tandis que tous les soldats, y compris le général, s'adonnent à la peinture ! Ensuite, Cauvin nous régale en mettant Blutch et son compère dans une situation des plus embarrassantes au sein des lignes ennemies. Avec une ironie mordante, il nous sert son message pacifiste et antimilitariste. Les traits jubilatoires fusent. Les gags font mouche.  Les dialogues sont percutants. Pour dérider et pour notre plus grand plaisir, Cauvin use et abuse du comique de situation. Avec un sens inné du gag, il tourne en dérision les militaires, du simple soldat au plus gradé.

 

Le trait expressif et dynamique de Willy Lambil met en valeur les idées les plus farfelues. Si les personnages ont le style gros nez, les décors et les chevaux sont dessinés de manière réaliste. Ce qui donne un effet burlesque aux scènes d'action. Par ailleurs, la touche finale est apportée par la minutieuse reconstitution historique en ce qui concerne les décors et les uniformes.

Un régal d'humour à consommer sans modération...

 

 

 

 

 

Marc Bauloye

 

Sang bleu chez les Bleus Les Tuniques Bleues T53 Lambil Cauvin Dupuis



Wikio


Source : Marc Bauloye




Toute l'actualité


 
Geluck