

Thierry Gloris revient avec une nouvelle série concoctée vec François Bergeron ( dont un 5 question à... lui a été consacré ICI au sujet de ce même album). Nous revenons par conséquent vers cet auteur ultra sympathique et talentueux. Il répond aux questions de Bruno Gilson avec tout l'humour qui le caractérise.
- Thierry, peut-on dire que Saint-germain est une sorte de variante hybride d'highlander et d'Arsene Lupin?
Alors, alors… Saint-Germain ne porte pas bien le kilt, cela lui créé des refroidissements des parties intimes, il laisse donc l’immortalité à Duncan Mac Leod. Saint-Germain a également essayé les petites moustaches retroussées et la boxe française et a finalement opté pour la perruque poudrée et les bourre-pifs à l’ancienne. Pour redevenir sérieux, Saint-Germain est un héros typique de capes et d’épées. Son originalité vient de l’univers dans lequel il évolue : historique et fantastique.
- Raconte nous la genêse de cette série.
L’idée originale et l’envie de travailler sur cette époque et ce personnage mythique appartiennent à Jean-François Bergeron, le dessinateur de la série. Personnellement, l’Histoire est mon cadre narratif privilégié, alors… « Le siècle des Lumières » ? Pourquoi pas ! Personnellement, je voyais dans le XVIIIème siècle une époque fabuleuse pour m’amuser à concocter des dialogues à la fois amusants et bourrés de références historiques. Dans un premier temps, j’ai eu la prétention de faire une série purement historique mais j’ai rapidement compris que Saint-Germain (SG) n’était pas cela. SG est une BD « pop-corn » où le lecteur doit s’amuser tout en baignant dans un environnement historique qui le dépayse. La véracité historique est là, mais je m’amuse souvent à brouiller les pistes, soit en faisant des anachronismes verbaux ayant des correspondances avec le monde contemporain, « dégraisser le maréchalat » soit en introduisant des éléments de décors inexistants à l’époque (le « confident » de Louis XV qui date de la société de boudoir du XIXème siècle). Le but est de créer un monde à la limite de la chimère et de l’Histoire afin de pouvoir instiller progressivement des éléments de fantastique voir de « science-fiction ». Le lecteur est prévenu, tout peut arriver dans SG, mais l’Histoire officielle sera toujours préservée. Comme dirait Big Brother : faites-nous confiance…
- En fait cet album "Saint-Germain" est une espece de James bond du 18eme?
Là, je suis plus raccord… SG est un peu une espèce de James Bond du XVIIIème siècle, mais avec des affinités plus affirmées avec les vieux Bond campés par Roger Moore, où il y avait une place importante accordée à l’humour et à l’autodérision. Les derniers films sont trop actions, trop « super-héros » à mon goût. Pour aller dans ton sens, nous avons même les gadgets sauce XVIIIème - l’alchimie - et le complot mégalomane des forces de l’ombre pour dominer le monde ! Je réitère : nous sommes dans du grand spectacle… et nous essayons de faire passer discrètement une idée ou deux.

- La documentation recquise à du être énorme n'est ce pas?
Ma formation universitaire m’a donné la chance d’avoir une bibliothèque des plus remplies. J’ai dû effectivement me remettre à niveau sur pas mal d’éléments. Mais c’était une époque qui me bottait bien déjà. Je me suis également re visionné tous les vieux Hunebelle de mon enfance avec Jean Marais : Le Bossu, Le Capitan…
- Que nous reserve tu comme surprise pour ton prochain opus ?
Si je vous les révèle, ce ne sera plus des surprises ! Mais… Allez… SG va aller se promener, il va rencontrer une certaine : « Sérénissime » !
Suivez une interview en vidéo réalisée par France 3 en cliquant ICI
Le site de la série Saint-Germain Là
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Interview par Bruno Gilson © Graphivore 2009

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